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12 juil. 2015

Origine du langage: nouvelle piste

Seuls 2% du génome d’Homo Sapiens diffèrent du génome d’autres primates tels que le Bonobo ou le Chimpanzé. 
Et pourtant, on est quand même très différents de ces primates : on est moins poilus, on ne marche pas de la même manière, nos crânes et cerveaux ont des tailles différentes, on n’a pas les mêmes capacités cognitives, on communique avec des mots...Ces différences peuvent certes être expliquées par les 2% du génome qui nous différencient, mais pas seulement!

27 janv. 2014

Le syndrome Christophe Colomb

ou aussi, "Notre incapacité chronique à reconnaître la part des autres espèces dans nos propres succès."

Mais c'est plus long comme titre. Et puis Christophe Colomb c'est un bon truc pour le référencement web. Article "rediffusion" de celui ci.
- "lol u peopl of 'murica, look at mah iphone5s suckerz"
- "oh no he haz such powerz, I must kneel n' shit lol"
Christophe Colomb, victorieux, touche le sol des Amériques après un voyage héroïque. Il va apporter la civilisation aux tribus incultes restées à l'âge de pierre. Cette gravure dont l'auteur est inconnu est représentative de la vision traditionnelle de la colonisation de l’Amérique : l'image de l'Européen instruit qui apporte la civilisation aux tribus sauvages est un classique de nos livres d'histoires.

Elle véhicule une classification hiérarchique des humains par le niveau de développement technologique : homme urbain > homme agriculteur >> primitifs chasseurs-cueilleurs. L'histoire de la colonisation se résume à la victoire logique de l'étape suivante de l'évolution -l'homme ingénieux "évolué" (notez bien les guillemets partout)- sur les états primitifs (les chasseurs-cueilleurs bouseux).

Pourtant, l'histoire de la conquête des Amériques par le niveau de "civilisation" est avant tout un gros fantasme.

17 nov. 2013

Victorieux, par chance ou par destinée?

C'est bien joli les dés des gazelles, mais jouons nous tous avec les même dés?


Vous contemplez le carré de gazon qui jouxte l'arrêt de bus où vous gâchez 10 minutes de votre vie chaque matin. Les molécules de caféine n'ont pas encore atteint leur cible, la rue est calme, la brise fraîche, il vous vient des questionnements bizarres. Quoi de plus semblable entre eux que deux brins d'herbe ? Peut-être deux mésanges nonnettes, qui s'agitent dans des prunus, semblables à tous les autres prunus bordant la route ? Ou encore deux tâches de lichen sur son écorce ?
À n'en pas douter, en regardant de très près, on pourrait trouver des différences mineures. Certains individus sont légèrement plus grands, plus colorés, plus souillés par la boue... rien de bien spectaculaire. De plus, beaucoup de ces variations disparaîtraient si l'on prenait en compte l'âge, le sexe. Est-ce que ces différences mineures à nos yeux importent d'une quelconque manière pour le fonctionnement des populations ? Les individus d'une même espèce sont-ils donc tous équivalents et interchangeables ? Quels moyens avons-nous à notre disposition pour trancher ces questions ?