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10 avr. 2016

De l'utilité de mourir de faim en protégeant un garde-manger


Ah, elle est pas mal celle-là! Et bien oui, c'est arrivé. Laissez-moi donc vous plonger dans l'ambiance festive de la Russie des années 1940...


Illustration: Tom Burns
 Les Nazis ont envahi la Russie et tiennent Leningrad en siège. Apparemment ils n'étaient pas pressés de partir, vu que le siège a duré... 872 jours. Comme quoi ca devait être vraiment chouette là-bas. Trêve de blaguerie... Pendant ce siège, 12 scientifiques, se sont constamment relayés pour monter la garde devant les sous-sols de l' Institut d'Agriculture de l'Union. Qu' y avait-il donc de spécial dans ce sous-sol?

18 juil. 2014

La dé-extinction, mais pour quoi faire?

Après le Comment, voici… le Pourquoi du Comment!


*Warning* Le contenu de ce billet est légèrement teinté d’opinions personnelles.

Faire réapparaître les mammouths laineux et les pigeons migrateurs, c’est bien joli, mais c’est comme aller sur la lune. On s'envoie dans l'espace, on y plante un drapeau (américain bien sûr), on dit wouahou devant la télé, des milliards ont été dépensés pendant que d’autres (beaucoup d’autres) crèvent la dalle, puis on va chez mamie comme tous les dimanches manger le bœuf bourguignon et parler des derniers frittages politiques au PS et du dopage au tour de France. Alors, pourquoi ramènerait-on un pachyderme encombrant dans les steppes de Russie et d’Amérique du Nord au lieu de le laisser figé dans son glaçon, pourquoi ne peindrait-on pas des chiens en zèbres au lieu de s’embêter à re-créer un loup de Tasmanie, pourquoi n’irait-on pas nourrir les pigeons des jardins du Luxembourg plutôt que d’aller repeupler l’Amérique de  trucs similaires mais disparus1 ? 
Telle est la question à laquelle on va essayer de répondre aujourd'hui ! En tant que généticienne qui m’englue déjà à l’étape de l’extraction d’ADN d’un satané sapin bien en forme et facile à chopper, je peux vous dire que techniquement et économiquement, ramener à la vie une espèce éteinte ce n’est vraiment pas du gâteau. Ca mérite donc justification. 
(Si vous ne me croyez pas c’est que vous n’avez pas lu mon précédent post, auquel je vous envoie illico pronto.)


10 avr. 2014

Le retour vers le futur du gros pachyderme et autres bestioles à plumes ou à cornes

Oui, le titre est naze. Mais je refuse de donner un titre à cet article avec "Jurassic Park" ou même "Jurassic" ou même "park" dedans... Imaginez-vous, un titre du genre "Jurassic Park pourrait bien un jour devenir réalité" TATATAAAAM.

Beurk. Trop prévisible. Déjà fait. Vraiment nul. Et puis les dinosaures on en entend parler assez souvent. Trop si vous voulez mon avis. Et puis il n'est pas question de dinosaures dans ce post.

Donc. Le retour vers le futur du gros pachyderme et autres bestioles à plumes ou à cornes. (elle insiste en plus, la meuf).

C'est vague non?
Ok. On va commencer par une devinette.

Quel est la seule espèce (de tous les temps de la vie sur Terre) qui s'est éteinte deux fois? (Indice: elle a des cornes)

Réponse:
Capra pyrenaica pyrenaica, le bouquetin des Pyrénées!
C'est la seule image que j'ai trouvé... il doit bien y avoir des photos quelque part, parce qu'il y en avait jusqu'en 2000 dans les Pyrénées, de ces animaux-là, mais bon ça doit être une convention implicite de ne représenter les espèces éteintes que par des dessins douteux... surement pour ajouter du tragique à tout ça. Source: Wikipedia.

30 juin 2013

Crache dans mon tube, je te dirai d’où tu viens (et comment tu mourras)


23andme, tu connais ? Non ? 


Bon. Remontons un peu le temps. The Human Genome Project ? Oui ça tu connais. Terminé en 2003, ce projet américain (mais auquel beaucoup de pays ont participé) avait pour ambition de séquencer le génome humain. Le but ultime, comprendre le génome humain. Les objectifs étaient de déterminer l’entière séquence A-T-C-G de tous les bouts (chromosomes) de molécule d’ADN contenus dans une cellule humaine, et d’en identifier tous les gènes (20000-25000 au total). Mission accomplie (mis à part quelques zones d’ombre d’ADN non codant).

On est cependant loin du but ultime. En effet, beaucoup reste à découvrir et à comprendre sur les interactions entre gènes ou encore sur le lien entre le génotype (gènes) et et phénotype (traits observables). Et pour cela, il faut avoir de la variation. En effet, pour connaître l’origine (et la part) génétique impliquée dans une maladie, il faut des malades et des non-malades. La variation, voilà ce qu’il faut creuser maintenant.

4 févr. 2013

À propos

Pourquoi ce titre provocateur ?

  • réponse 1 : en référence a une émission de France-inter, mais en plus grivois.
  • réponse 2 : les testicules c'est très important pour se reproduire, et se reproduire c'est très important pour transmettre ses gènes, et transmettre ses gènes c'est très important pour ne pas disparaître dans les limbes de l'oubli. 
  • réponse 3 : Darwin aussi en avait, et elles étaient forcément illustres puisque lui l'était.

Concept du blog :

(expliqué par quelqu'un de toute évidence sous influence d'un psychotrope puissant)


Alors voilà, vous vous direz, ENCORE un de ces bazars à idées sans queue ni tête, qui s'est retrouvé là, sur la grande toile, comme un moucheron innocent et inutile parmi une multitude de congénères tout aussi cons que lui...
...Mais peut-être qu'après avoir cyber-déambulé sur notre blog, vous vous direz (comme nous-même aimons à penser) que ce blog est plutôt comme un hobbit dans l'antre de Shelob.
Car oui, Frodon ne s'est pas englué là-dedans par hasard. Il avait un but, une destinée, et... une lampe magique, offerte par une jolie blonde plantureuse.
Le but de ce blog: Si vous pensez que la science n'est qu'un truc barbant pour vieux croûtons asociaux, vous faire changer d'avis! Venez par chez nous, et le côté fun de la science s'insinuera et grandira en vous comme un Taenia pisiformis des plus vigoureux.
Sa destinée: Partager (et pas qu'avec des nerds de notre monde) des découvertes scientifiques récentes, drôles, importantes, futiles, inattendues, et aussi les coulisses d'un milieu qui peut parfois paraître... étonnant. Vous verrez, cette soupe primitive du progrès qu'est la science est loin d'être un monde gris et mécanique poussé par une logique rationaliste implacable!
Sa lampe magique: euh... la lumière de la connaissance, qui fera reculer l'obscurantisme bla bla bla poin poin poin.... Bon ok on laisse tomber la métaphore pourrie de la lumière, mais sachez qu'en tous cas, on a plusieurs jolies blondes plantureuses parmis les auteurs.
Allez, venez, on est bien ici....






Les auteurs : 




Alexis : doctorant à Moulis, il travaille sur la réponse des lézards au changement climatique

Gwen : en recherche de doctorat, elle va (probablement) travailler sur le rôle de facteurs physiques dans la vie du plancton en Antarctique.

Joane : doctorante à Vancouver, elle travaille sur la réponse d'un conifère au changement climatique.

Léo :star émergente de la toile, il vadrouille autour du globe en vivant de sa chaine Dirty Biology

Pascal Milesi : doctorant à Montpellier, il travaille sur le rôle des duplications de gènes dans l'adaptation du moustique.

Pascal Marrot : doctorant entre Sherbrooke et la Corse, il travaille sur des patrons de sélection spatio-temporels de la mésange.

Timothée : doctorant à Zurich, il travaille sur la génétique évolutive de campagnols des neiges.