| Illustration: Tom Burns |
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10 avr. 2016
De l'utilité de mourir de faim en protégeant un garde-manger
18 juil. 2014
La dé-extinction, mais pour quoi faire?
Après le Comment, voici… le Pourquoi du Comment!
*Warning* Le contenu de ce billet est légèrement teinté d’opinions personnelles.
*Warning* Le contenu de ce billet est légèrement teinté d’opinions personnelles.
Faire réapparaître les mammouths laineux et les
pigeons migrateurs, c’est bien joli, mais c’est comme aller sur la lune. On s'envoie dans l'espace, on y plante
un drapeau (américain bien sûr), on dit wouahou devant la télé, des milliards
ont été dépensés pendant que d’autres (beaucoup d’autres) crèvent la dalle,
puis on va chez mamie comme tous les dimanches manger le bœuf bourguignon et
parler des derniers frittages politiques au PS et du dopage au tour de France. Alors, pourquoi ramènerait-on un pachyderme
encombrant dans les steppes de Russie et d’Amérique du Nord au lieu de le
laisser figé dans son glaçon, pourquoi ne peindrait-on pas des chiens en zèbres
au lieu de s’embêter à re-créer un loup de Tasmanie, pourquoi n’irait-on pas
nourrir les pigeons des jardins du Luxembourg plutôt que d’aller repeupler l’Amérique
de trucs similaires mais disparus1 ?
Telle est la question à laquelle on va essayer de répondre aujourd'hui ! En tant
que généticienne qui m’englue déjà à l’étape de l’extraction d’ADN d’un satané sapin
bien en forme et facile à chopper, je peux vous dire que techniquement et
économiquement, ramener à la vie une espèce éteinte ce n’est vraiment pas du
gâteau. Ca mérite donc justification.
(Si vous ne me croyez pas c’est que vous n’avez pas lu mon précédent post, auquel je vous envoie illico pronto.)
10 avr. 2014
Le retour vers le futur du gros pachyderme et autres bestioles à plumes ou à cornes
Oui, le titre est naze. Mais je refuse de donner un titre à cet article avec "Jurassic Park" ou même "Jurassic" ou même "park" dedans... Imaginez-vous, un titre du genre "Jurassic Park pourrait bien un jour devenir réalité" TATATAAAAM.
Beurk. Trop prévisible. Déjà fait. Vraiment nul. Et puis les dinosaures on en entend parler assez souvent. Trop si vous voulez mon avis. Et puis il n'est pas question de dinosaures dans ce post.
Donc. Le retour vers le futur du gros pachyderme et autres bestioles à plumes ou à cornes. (elle insiste en plus, la meuf).
C'est vague non?
Ok. On va commencer par une devinette.
Quel est la seule espèce (de tous les temps de la vie sur Terre) qui s'est éteinte deux fois? (Indice: elle a des cornes)
Réponse:
Capra pyrenaica pyrenaica, le bouquetin des Pyrénées!
Beurk. Trop prévisible. Déjà fait. Vraiment nul. Et puis les dinosaures on en entend parler assez souvent. Trop si vous voulez mon avis. Et puis il n'est pas question de dinosaures dans ce post.
Donc. Le retour vers le futur du gros pachyderme et autres bestioles à plumes ou à cornes. (elle insiste en plus, la meuf).
C'est vague non?
Ok. On va commencer par une devinette.
Quel est la seule espèce (de tous les temps de la vie sur Terre) qui s'est éteinte deux fois? (Indice: elle a des cornes)
Réponse:
Capra pyrenaica pyrenaica, le bouquetin des Pyrénées!
30 juin 2013
Crache dans mon tube, je te dirai d’où tu viens (et comment tu mourras)
23andme, tu
connais ? Non ?
Bon. Remontons un
peu le temps. The Human Genome Project ? Oui ça tu connais. Terminé en
2003, ce projet américain (mais auquel beaucoup de pays ont participé) avait
pour ambition de séquencer le génome humain. Le but ultime, comprendre le
génome humain. Les objectifs étaient de déterminer l’entière séquence A-T-C-G
de tous les bouts (chromosomes) de molécule d’ADN contenus dans une cellule
humaine, et d’en identifier tous les gènes (20000-25000 au total). Mission accomplie (mis à part quelques zones d’ombre
d’ADN non codant).
On est cependant
loin du but ultime. En effet, beaucoup reste à découvrir et à comprendre sur
les interactions entre gènes ou encore sur le lien entre le génotype (gènes) et et phénotype (traits
observables). Et pour cela, il faut avoir de la variation. En effet, pour
connaître l’origine (et la part) génétique impliquée dans une maladie, il faut
des malades et des non-malades. La variation, voilà ce qu’il faut creuser
maintenant.
4 févr. 2013
À propos
Pourquoi ce titre provocateur ?
- réponse 1 : en référence a une émission de France-inter, mais en plus grivois.
- réponse 2 : les testicules c'est très important pour se reproduire, et se reproduire c'est très important pour transmettre ses gènes, et transmettre ses gènes c'est très important pour ne pas disparaître dans les limbes de l'oubli.
- réponse 3 : Darwin aussi en avait, et elles étaient forcément illustres puisque lui l'était.
Concept du blog :
(expliqué par quelqu'un de toute évidence sous influence d'un psychotrope puissant)Alors voilà, vous vous direz, ENCORE un de ces bazars à idées sans queue ni tête, qui s'est retrouvé là, sur la grande toile, comme un moucheron innocent et inutile parmi une multitude de congénères tout aussi cons que lui...
Car oui, Frodon ne s'est pas englué là-dedans par hasard. Il avait un but, une destinée, et... une lampe magique, offerte par une jolie blonde plantureuse.
Sa destinée: Partager (et pas qu'avec des nerds de notre monde) des découvertes scientifiques récentes, drôles, importantes, futiles, inattendues, et aussi les coulisses d'un milieu qui peut parfois paraître... étonnant. Vous verrez, cette soupe primitive du progrès qu'est la science est loin d'être un monde gris et mécanique poussé par une logique rationaliste implacable!
Sa lampe magique: euh... la lumière de la connaissance, qui fera reculer l'obscurantisme bla bla bla poin poin poin.... Bon ok on laisse tomber la métaphore pourrie de la lumière, mais sachez qu'en tous cas, on a plusieurs jolies blondes plantureuses parmis les auteurs.
Allez, venez, on est bien ici....
Les auteurs :
Alexis : doctorant à Moulis, il travaille sur la réponse des lézards au changement climatique
Gwen : en recherche de doctorat, elle va (probablement) travailler sur le rôle de facteurs physiques dans la vie du plancton en Antarctique.
Joane : doctorante à Vancouver, elle travaille sur la réponse d'un conifère au changement climatique.
Léo :star émergente de la toile, il vadrouille autour du globe en vivant de sa chaine Dirty Biology
Pascal Milesi : doctorant à Montpellier, il travaille sur le rôle des duplications de gènes dans l'adaptation du moustique.
Pascal Marrot : doctorant entre Sherbrooke et la Corse, il travaille sur des patrons de sélection spatio-temporels de la mésange.
Timothée : doctorant à Zurich, il travaille sur la génétique évolutive de campagnols des neiges.
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